Bienvenue à la Coperie!

La Coperie c’est quoi?

paysage la coperie

C’est un petit coin de paradis où l’on se sent comme coupé du monde et hors du temps. Ici, pas de montre, pas d’horaires. Chacun fait ce qu’il a à faire sans être pris dans l’étau et le tourbillon incessant de la vie citadine actuelle. On pose son stress et on vit…pour de vrai. La vie qui suit le fil des saisons, la vie qui permet de regarder au loin, l’horizon et ses couleurs changeantes. Le genre de vie où l’on se sent humain et non machine, où l’on se sent exister autrement que comme un numéro ou un pion dans un échiquier dirigé par d’autres. Ici c’est un endroit où être un paysan, un fermier ne sont pas des gros mots. Ici se trouvent ceux qui travaillent la terre, le vivant et en sont fiers.

Dans ce petit havre de paix est implantée la ferme de la Coperie depuis 1… Trois générations se sont déjà succédées jusqu’à aujourd’hui, où la quatrième prend le relais. A l’élevage de moutons d’origine, s’est ajouté l’accueil touristique en 1992, puis depuis 2018, l’élevage canin, la pension de chevaux et la culture de sapin de Noël, sur une surface totale de 70 ha. Toutes ces activités sont détaillées dans les onglets dédiés, n’hésitez pas à nous contacter pour toute question: contact.

Notre philosophie

Travailler la terre, dans le respect de la nature, de l’humain qui la travaille et des animaux élevés, tout simplement!

La complainte de la Terre

Texte  écrit par M. Henri Cainaud entre 1965 et 1971, diffusé avec l’aimable accord de ses enfants

Depuis toujours je suis la mère nourricière de l’humanité.
Courbés sur les champs, les paysans autrefois m’aimaient.
J’étais l’objet de leurs soins attentifs, on me respectait :
Après quelques années de rapport, on m’accordait un repos ;
J’étais vivante et bien portante et mes fruits étaient sains.
Cela faisait des hommes forts, heureux, joyeux de vivre,
Les gens chantaient et remerciaient la terre généreuse et féconde.

Aujourd’hui on ne fait plus valoir, on m’exploite.
Je ne suis plus « la mère nourricière » mais le terrain de rapport,
Il faut que je rende à tout prix et sans arrêt,
Pour cela on me dope avec trente-six engrais,
On me triture comme une matière inerte, moi qui suis vivante.
Les machines me broient sans cesse, détruisant ce qui est en moi.
Produire, produire, qu’importe si je deviens stérile, épuisée.

Plus d’amour, plus de soins, plus de fécondité, je produis des bâtards
« On récolte suivant ce que l’on sème », dit un vieux proverbe.
Mes fruits sont déséquilibrés et minent la santé des hommes ;
Il y a des malades partout, l’homme est ébranlé :
Son corps et son esprit sont atteints, la médecine est impuissante.
Mes fils de la terre, il est temps de changer !

Il faut à nouveau honorer la terre et ceux qui la travaillent.
C’est le premier des métiers, le plus important pour le bonheur des hommes.
Le paysan ne doit plus être le miséreux de la nation.
Mais j’ai surtout besoin d’être besoin d’être aimée pour produire et nourrir,
Car sans amour, rien de bon et de fécond ne se réalise.
Dites aux hommes que je peux encore les guérir,
Leur redonner : force, santé, joie de vivre,
Mais qu’ils ne tardent pas trop,
Car on meurt vite quand on n’est plus aimée.

 

Votre Mère