Les moutons

L’activité d’un éleveur de moutons, n’est pas de tout repos. A chaque saison ses obligations et ses tâches spécifiques.

Ce sont cent cinquante mères issues d’un croisement de race Grivette, Ile-de-France et Charollaise qui sont sont élevées ici.

La période en bergerie

Chaque année, à l’arrivée des mauvais jours, les brebis pleines (qui attendent des petits) rentrent à l’intérieur car elles sont plus fragiles et moins résistantes au froid. Lorsqu’elles sont en bergerie, c’est chaque matin qu’il faut aller entre tenir la litière et les nourrir. La litière, c’est la paille qu’on étale part terre pour qu’elles aient bien chaud et qu’elles ne marchent pas dans leurs excréments. La bergerie est curée et désinfectée au printemps lorsque les brebis et leurs agneaux sont sortis. Elles sont nourries avec du foin récolté et mis en botte en été dans les prés de la ferme. Pour nourrir tout le troupeau d’une centaine de mères, il faut une botte ronde pour deux jours. Elles sont complémentées avec des grains de luzerne pour qu’elles aient leur quota de vitamines. Elles ont à boire à volonté avec des abreuvoirs automatiques.

Les agnelages

L’époque des naissances peut être choisie, mais dans le Morvan où les prairies sont sèches assez rapidement en été, il est préférable que les agneaux sortent de la bergerie au printemps  quand l’herbe à pâturer est encore fraîche et en abondance pour qu’ils puissent prendre du poids et des forces avant la saison sèche. Ainsi, chaque année dès le mois de janvier, la saison des naissances commence. Il faut être présent sur place très régulièrement, y compris la nuit, afin de vérifier le bon déroulement des mises bas et pouvoir aider les brebis en cas de difficultés. Leur ombilic est désinfecté rapidement. Les premiers jours, les brebis et leurs agneaux sont mis en quart, c’est-à-dire dans un mini enclos dédié à la brebis et son agneau. Cela leur permet de rester ensemble, de se reconnaître, ne pas être prises dans le troupeau, et que l’agneau arrive a bien téter. Ils sont marqués sur le dos à l’aide d’une grosse craie ou une bombe, d’un même symbole pour savoir quel agneau appartient à quelle brebis. Par la suite, chaque agneau est bouclé à chaque oreille pour la traçabilité de chaque animal. Un registre est tenu à jour avec les numéros de boucle des agneaux, leur sexe et le numéro de leur mère.

La mise au pré

Chaque année à l’arrivée des beaux jours, les brebis sont mises au pré.  C’est environ à la fin mars que les températures deviennent plus douces, les grands vents et grosses pluies hivernales se sont calmées et les agneaux sont assez grands pour sortir. les clôtures, sont vérifiées et remise en état si nécessaire puis les moutons sont répartis dans les prés en petits lots afin de limiter les envies « d’évasion » qu’ils pourraient éprouver en gros troupeaux. Les clôtures, l’état de santé et le nombre des animaux sont vérifiés chaque jour par un passage rapide dans chaque pré.

 

La tonte

Chaque printemps, un tondeur expérimenté, vient tondre toutes les brebis. Cela leur permet d’être plus légères et de pouvoir supporter les chaleurs sans souffrir. La laine est vendue en sac de 150 kg environ. C’est environ 500 kg de laine qui sont recueillis chaque année.

La tonte permet de regrouper les brebis en lot et l’éleveur en profite pour leur administrer un anti parasitaire et un vaccin contre la FCO (fièvre catarrhale).

La vente